Bonne et heureuse année 2021 !

Osons le souhaiter et le dire. Oui, après une année 2020 horrible et malgré toutes les incertitudes pour l’avenir, osons nous offrir des vœux de joie et de confiance pour cette année nouvelle.

Avec vous je nous souhaite la fin de la pandémie et la victoire sur le Covid-19. Bienvenue au vaccin. Félicitations aux chercheurs. Merci Seigneur, délivre-nous du mal.

Avec vous je nous souhaite la fin des masques, des mensonges, de la suspicion, des divisions, de la méfiance. Bienvenue à la tendresse. Heureux ceux qui ont gardé leur trésor d’amour au fond de l’âme et l’offrent généreusement.

Avec vous je nous souhaite un nouveau départ, une conversion de nos modes de vies. « La terre crie » dit le pape François. Il est temps de nous interroger. Ouvrons les yeux. Le bien-être et le bonheur ne sont pas dans l’avoir mais dans l’être.

Et par-dessus tout, je souhaite à tous l’espérance lumineuse que donne la foi en l’éternel Amour manifesté dans le Christ Sauveur. Que le nouveau-né de la crèche vous comble de sa divine douceur et de sa tendresse, antidotes à la peur et à l’angoisse. Ne nous laissons pas voler l’espérance.

Bonne et heureuse année 2021 !

+ Mgr Christophe DUFOUR

Obsèques de Monseigneur Feidt.

funérailles Claude Feidt

Ce mardi 20 octobre 2020 s’est déroulée en la cathédrale Saint-Sauveur la messe de funérailles de Mgr Claude Feidt, archevêque émérite d’Aix et Arles. De nombreux fidèles se sont rassemblés pour dire un dernier au revoir à celui qui fut archevêque d’Aix-en-Provence et Arles de 1999 à 2010. Dans son homélie, Mgr Dufour a rappelé la place de l’espérance dans la vie de Mgr Claude Feidt.

Monseigneur Dufour à Port saint Louis

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Le dimanche 04 octobre Monseigneur Dufour Archevêque du diocèse d'Aix et d'Arles a célébré la messe à Port saint Louis du Rhône, il venait confirmer la mission du Père Brice de Roux à la paroisse de Port saint Louis.

Après la cérémonie une collation a été servi                 Monseigneur Dufour en présence de               aux nombreux paroissiens présents.                            Monsieur le Maire de Port saint Louis

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MESSAGE DE MONSEIGNEUR DUFOUR le 16 mars 2020.

En cette période difficile dans la lutte contre la propagation du Coronavirus, Monseigneur Dufour a confié notre diocèse d’Aix et Arles à Notre-Dame de la Seds, patronne du diocèse. Il nous invite à garder espoir et à prier saint Roch et saint Sébastien.

Saint Roch, patron des lépreux, médecins et chirurgiens, pèlerins, prisonniers, antiquaires et carriers

Saint Roch était le fils d’un gouverneur de Montpellier. Ses parents, âgés, obtinrent sa naissance par de persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l’enfant qu’il leur accorderait. Il se signala en grandissant par une grâce spéciale d’hospitalité envers les pauvres et les voyageurs. À la mort de ses parents, il avait 20 ans ; il décida alors de vendre ses biens, de se faire pauvre du Christ à l’exemple de Saint-François d’Assise. Il entra dans le Tiers-Ordre, et, vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l’aumône. La peste sévissant en Italie, il se dévoua aux soins des pauvres pestiférés et à son contact, il eut beaucoup de guérisons. Il y vécut trois ans sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retira, mourant, dans une cabane de son pays où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Miraculeusement guéri, il reparut à Montpellier comme un étranger. Il fut mis en prison comme espion et y mourut au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements. On le reconnut alors. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l’Église. Il est fêté le 16 août. [sources: nominis.cef.fr/ diocèse de Tarbes et Lourdes]

Belle entrée en Avent 2019

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Ce dimanche, nous entrons en période de l’Avent. Au cours des semaines à venir, nous sommes invités à changer nos cœurs pour préparer la venue du Sauveur. Ce temps est un temps de conversion, de prière, de méditation. Soyons des bergers !

Nous sommes en veille, attentifs, ouverts. Nous sommes appelés à nous faire petits, proches des plus pauvres, des oubliés.

Nous sommes invités, comme l’ont fait les bergers, à accourir aux pieds de l’Enfant et annoncer la Bonne Nouvelle de sa venue. Faisons comme les mages !

Nous nous mettons en route, nous quittons nos habitudes pour suivre l’étoile qui s’est levée dans le ciel. Avec les chrétiens du monde entier, nous sommes appelés à témoigner de notre foi, à partager la joie de la prochaine venue du Seigneur.

Chers amis, je vous souhaite à chacun une belle entrée en Avent !

Monseigneur Christophe Dufour
Archevêque d'Aix et Arles

Notre-Dame de Paris : « fragilité, brutalité mais l’espérance »

Après l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris lundi 15 avril 2019, Monseigneur Christophe Dufour, archevêque d’Aix et Arles, invite à l’espérance malgré la brutalité de l’événement.

C’est avec douleur que nous avons vécu le dramatique incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Bien au-delà de nos frontières , les cœurs ont été touchés dans le monde entier.

En ce début de semaine sainte, j’assure la communauté catholique parisienne et son archevêque Mgr Aupetit, de la fraternelle solidarité de notre Église d’Aix et Arles.
Il nous est donné de vivre le cœur du mystère pascal au travers de cet impensable évènement.
La fragilité de toute chose nous apparaît avec brutalité mais l’espérance de la résurrection brille au cœur de la nuit. Notre-Dame renaîtra car le Bien l’emportera toujours sur le Mal et la Vie l’emportera sur la Mort.

Que la douceur du Christ ressuscité guérisse nos cœurs blessés et que la Vierge Marie, Mère de toute consolation, nous accompagne durant ces jours saints, jusqu’à la gloire du matin de Pâques.

+ Mgr Christophe DufourArchevêque d’Aix et Arles

Aux catholiques du diocèse d’Aix-en-Provence et Arles à propos des crimes sexuels

Chers amis,

C’est dans la douleur que je vous écris aujourd’hui au sujet du scandale des crimes sexuels commis par des prêtres et des évêques.

Je m’adresse d’abord à celles et ceux qui ont pu être victimes de tels agissements. Le silence a été brisé et l’horreur des abus sexuels commis par des clercs sur des mineurs est parue au grand jour.

Je tiens à vous dire ma honte et ma souffrance. Je souhaite avant tout être à votre écoute. Vous pouvez me contacter via la cellule d’accueil et d’écoute du diocèse : cellule.ecoute@catho-aixarles.fr – 04 42 17 58 88.

Je m’adresse aussi à vous, prêtres, diacres et fidèles laïcs. Comme moi, vous êtes bouleversés, choqués, blessés, attristés par tous ces crimes dont l’ampleur nous laisse sans voix. Je devine que beaucoup d’entre vous sont éprouvés dans leur foi et leur confiance en l’Eglise. J’ai besoin de vous écouter avec vos interrogations et votre tristesse. Exprimez vos questions, vos souffrances, et vos réflexions en m’écrivant :

7 cours de la Trinité 13650 AIX-EN-PROVENCE Cedex 1
secretariat.archeveque@catho-aixarles.fr

Je me tiendrai à la disposition de tous pour une rencontre personnelle à la cathédrale les vendredis 22 et 29 mars de 15 à 19 heures. Et dans le programme de chacune de mes visites pastorales en paroisses dans les semaines et les mois qui viennent, un temps sera dédié à l’écoute de celles et ceux qui veulent me rencontrer.

En ce temps de carême, nous sommes tous appelés à la vigilance, à la compassion et à une conversion profonde. « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation », dit le Christ à ses apôtres dans la nuit de son agonie. C’est à un sursaut spirituel et à une purification que notre Eglise est invitée, pour être digne d’annoncer sans hypocrisie la radicalité du message de l’Evangile que le Christ a vécu.

Priez pour les victimes. Priez pour les prêtres.

Je prie pour vous et me confie humblement à votre prière, vous souhaitant une sainte marche de carême vers le matin de Pâques.

+ Christophe DUFOUR
Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles
Le 14 mars 2019

Message de Mgr Christophe Dufour pour la fête de Noël

Voici Noël. Avec les santons de la crèche, nous voici invités à nous émerveiller devant un enfant. Un enfant ! N’est-ce pas étonnant ! A l’heure de l’intelligence artificielle qui mettra bientôt un robot au volant de nos voitures, à l’heure où les nouvelles technologies nous fascinent et envahissent notre quotidien, nous nous émerveillons devant un enfant. La beauté, la simplicité, la pureté, la joie, la vie…!

Mais allons plus loin. Cet enfant est le Sauveur. Oui, le Sauveur de l’humanité. Il vient de Dieu pour libérer et sauver l’humanité de son mal. Avons-nous besoin d’un Sauveur ? L’homme n’est-il pas capable de se sauver lui-même ? Regardons ici les leçons de l’histoire : à chaque fois que l’homme a prétendu trouver le salut par lui-même, il a fabriqué de nouvelles aliénations, bien pires encore.

Lorsque, en Union soviétique, l’homme a prétendu sauver l’homme par le communisme, il a engendré des aliénations dont Alexandre Soljenitsyne a si bien montré l’horreur dans L’archipel du Goulag.

Lorsque, au lendemain de la crise du capitalisme en 1929, un prétendu sauveur a voulu purifier et sauver la race humaine, il a commis les pires crimes jamais vus à la surface de la terre.

Lorsque, aujourd’hui, un savant chinois affirme avoir mis au monde deux bébés génétiquement modifiés, n’est-il pas en train de soumettre l’homme à toutes les manipulations des puissants et des marchands de ce monde ?

En mettant devant nos yeux un enfant, la fête de Noël nous rappelle à la fois notre fragilité et notre grandeur. L’être humain est fragile, marqué par le mal originel, blessé par le péché dont il ne peut se libérer par lui-même. Mais l’être humain est grand, capable d’entrer en relation avec Dieu. L’être humain trouve sa grandeur en répondant à l’Alliance d’amour dont Dieu a pris l’initiative. « Ah ! Si tu déchirais les cieux ! » suppliait le prophète Isaïe plus de cinq siècles avant Jésus-Christ. Il savait que jamais l’homme ne saurait établir sur la terre la paix fondée sur la justice. Et le prophète entendit la promesse de Dieu : « J’habiterai au milieu de vous ».

L’enfant de la crèche reçoit le nom de Jésus, qui signifie « Dieu sauve ». Il est l’Emmanuel, « Dieu-avec-nous », annoncé par les prophètes. Il est le « Prince de la paix ». Conçu du Saint Esprit, il est infiniment rempli de Dieu. Il est l’homme accompli, l’homme ayant atteint sa plénitude, l’homme dans sa perfection, et cet homme ne peut être que l’œuvre de Dieu lui-même, dans une nouvelle création. L’enfant de la crèche est le baiser de Dieu qui embrasse en lui toute l’humanité et l’aime infiniment. Avec les santons de la crèche, nous nous prosternons devant lui. Il est notre Sauveur. Venez, adorons-le.

Je vous souhaite de réveiller l’enfant qui dort en vous, de vous laisser aimer et de goûter en surabondance la joie de la Nativité. Joyeux Noël !

+ Christophe DUFOUR

Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

Lundi 24 décembre messe et veillée de Noël à Salin 19h.

dimanche 25 décembre messe de la nativité du seigneur à PSL 10h30.

monseigneur Dufour

150 élus ainsi que leurs conjoints ont répondu OUI à l’invitation des évêques de la province de Marseille : aller à Rome pour rencontrer le pape, découvrir et mieux comprendre l’Église pour nourrir un dialogue fructueux et serein.

chaque évêque de la province de Marseille a offert au Pape un produit ou une production de son territoire. L’archevêque d’Aix et Arles, Monseigneur Christophe Dufour ( à gauche), a remis au Pape François un santon “Coup de Mistral” (Maison Fouque).

Le dimanche des Rameaux 2018

Le dimanche des Rameaux est une fête chrétienne ayant lieu le dimanche qui précède Pâques.

  • L’origine des Rameaux

La fête des Rameaux célèbre le retour de Jésus à Jérusalem. Il est sur un âne, la foule l’acclame à son entrée dans la ville en agitant des rameaux et en criant : Hosanna.

C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, oliviers, lauriers ou palmiers, selon les régions. Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

Les Rameaux et le Mercredi des Cendres

Quel est le lien entre les Rameaux et le Mercredi des Cendres ? Les cendres, déposées sur le front des fidèles pour le début du Carême sont en fait en fait les rameaux de l’année précédente qui sont brûlés pour l’occasion

La fête des rameaux se déroulera

  • le samedi 24 mars à 17h à Salin
  • le dimanche 25 mars à 10h30 à PSL

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Mercredi des Cendres

Le mercredi des Cendres débute le Carême, période de quarante jours qui se termine par la Passion et la Résurrection célébrée à Pâques. Ce jour est marqué par une célébration au cours de laquelle le prêtre trace une croix sur chaque fidèle en lui disant :"Convertis-toi et crois à l’Évangile".

 Les pécheurs confessaient d'abord leurs péchés en privé. Puis ils étaient présentés à l'évêque et mis publiquement au rang des pénitents, ils devaient se préparer pour recevoir l'absolution donnée le Jeudi saint. Après une imposition des mains et des cendres, ils étaient renvoyés de la communauté comme Adam et Eve l'avaient été du paradis. Bien sûr, on leur rappelait que la mort est la conséquence du péché : "Oui, tu es poussière et à cette poussière tu retourneras" (Genèse 3,19).

Les pénitents vivaient en marge de leur famille et du reste de la communauté chrétienne pendant les quarante jours du Carême (d'où l'expression de "quarantaine"). Le "sac" qu'ils avaient revêtu et la cendre dont ils étaient couverts permettaient de les reconnaître lors des assemblées ou, le plus souvent, aux portes de l'église où ils étaient relégués. Cette pratique pénitentielle impliquait généralement de s'abstenir de viande, d'alcool, de bain. Il était également interdit de se faire couper les cheveux, de se raser, d'avoir des relations sexuelles et de gérer ses affaires. Selon les diocèses, il arrivait que certaines pénitences durent plusieurs années, voire toute la vie.

NOËL

Noël vient du latin "dies natalis" ou jour de la naissance. On dit aussi "Nativité". C’est la célébration de la naissance de Jésus à Bethléem. L’ange avait demandé à Joseph d’appeler son fils Jésus c’est-à-dire "Dieu sauve". De la faiblesse de ce nouveau-né et de la pauvreté de la crèche, jaillira la puissance de la Résurrection. Noël est célébré le 25 décembre.

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LE BLE DE LA SAINTE BARBE, TRADITION CALENDALE.

Planter le blé de la Sainte Barbe, 20 jours avant Noël, soit le jour de la Sainte-Barbara, reste une des traditions calendales les plus suivies en Provence. Cette tradition nous vient de l’époque romaine, et la légende indique que si la germination se fait bien et si le blé est vert, la prochaine moisson sera abondante. Mais d’où vient cette tradition ?


Sainte Barbe était la fille de Dioscore. Belle et jeune, elle était jadis très courtisée en Provence. Seulement, au grand dam de son père, elle préféra se consacrer à Dieu qu'aux hommes. Dioscore la fit enfermer dans une tour uniquement éclairée par deux fenêtres, où elle réussit tout de même à recevoir un enseignement chrétien, et à se faire baptiser. Apprenant cela, son père la menaça de son épée, mais elle réussit à s'enfuir et se réfugia dans le creux d'un rocher qui, selon la légende, s'entrouvrit pour lui donner asile. Mais elle fut dénoncée par un berger qui reçu comme punition la transformation de son troupeau de moutons en sauterelles. Elle se retrouva alors emprisonnée et dû renoncer au christianisme et épouser un païen. Ne voulant pas renier Dieu, Barbe fut victime de nombreuses tortures, et finalement, son père lui trancha la gorge avec ses propres mains. Dioscore fut alors frappé par la foudre, tel fut le châtiment céleste. 

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En ce mois où nous fêtons l’Assomption de la Vierge Marie, patronne de notre pays, prions pour la France, notre chère patrie.

Prions pour ceux qui la gouvernent et pour tous ceux qui vivent sur son sol.

Que la justice soit faite aux pauvres.

Que la paix soit préservée.

Que la vie humaine soit respectée depuis sa conception et jusqu’à son dernier souffle.

Que les droits des enfants soient sauvegardés.

Et que Marie veille sur la foi chrétienne de ses enfants sur la terre de France.

+ Christophe DUFOUR

Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

Le 15 août est l’une des fêtes mariales les plus populaires, celle où l’on célèbre la destinée de Marie après sa mort. Depuis ce premier jour où le Fils de Dieu fut conçu en son sein jusqu’à ce jour où elle recueille au pied de la Croix le dernier souffle de Jésus, nous suivons Marie dans les évangiles. Par le livre des Actes, nous savons aussi qu’elle est au milieu des apôtres à la Pentecôte. Et après ? Les évangiles ne disent rien de la mort de Marie. C’est dans la foi que depuis les premiers siècles et dans la foi de l’Eglise, nous proclamons son Assomption.

Saint Jean Damascène écrivait déjà au 7ème siècle : « Cette épouse que le Père s’était unie, il fallait qu’elle habite la chambre nuptiale ». Et le 15 août, la liturgie des Eglises d’Orient chantent ce bel hymne à Marie :« Le tombeau et la mort furent impuissants à retenir la Mère de Dieu… Le Christ qui a habité son sein virginal a transféré à la vie la mère de la vie ».

Marie est la première des sauvés. Sauvée dans son âme et dans son corps. Le corps n’est pas une chose. Le corps n’est pas un simple objet de matière vivante. Le corps est la maison de l’âme. Le corps est la parole vivante qui communique ce que l’être humain porte dans ses profondeurs. Le corps est le média de la relation. Comme l’écrivait Mgr Bouchex, le corps est « comme le sacrement du mystère intime de la personne appelée à ressusciter avec le Christ ».

Marie est entrée la première dans le ciel. Elle y est entrée avec son corps transfiguré et elle y demeure pour l’éternité. « Au terme de sa vie terrestre, l’Immaculée, Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, a été prise au ciel corps et âme dans la gloire céleste ». C’est par ces simples mots que le 1 novembre 1950, le pape Pie XII a défini, dans la tradition des Pères et de manière infaillible, la foi de l’Eglise en l’Assomption de Marie.

Prier Marie dans son Assomption, c’est prier Marie intimement liée au Christ ressuscité, Marie transfigurée dans le Christ, Marie nous donnant le Christ et nous disant : « Mettez votre foi en Lui et vous serez sauvés ; il vous donne sa force, il vous conduit vers la lumière de l’Eternel Amour et vous serez transfigurés en Lui, corps et âme ».

+ Christophe DUFOUR